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Aujourd’hui, la sainte Lucie

On ne le dirait pas, c’est la sainte Lucie, ce lundi matin gris, sans lumière avant 9 heures.

 

Ne soyons pas trop impatient, ce n’est pas encore le retour de la lumière.

Pour cela il faudra encore attendre quelques jours, après le 21 décembre, le solstice d’hiver, le jour le plus court de l’année.

D’ici là, on perdra encore quelques minutes de lumière, le soir. Mais cette semaine, ce sera apparemment moins dur puisqu’on nous annonce une méteo plutôt ‘lumineuse’.

 

On est entré dans une phase de renversement de la lumière.

Début novembre, on perdait encore jusqu’à 3 minutes de lumière par jour, puis fin novembre, on est passé à 2 minutes, ces derniers jours, 1 minute… Pour les spécialistes, il s’agit d’une courbe sinusoïdale. Le phénomène inverse, sorte de miroir, se produira bientôt. . Cela ralentit – ou augmente - de plus en plus.

 

Cela me rappelle l’étal de la marée que j’aime à observer lorsque nous allons en Baie de Somme. Particulièrement aux grandes marées qui, comme chacun sait, se produisent à la nouvelle lune.

La montée de la marée finit par se ralentir pour arriver à l’étal, que l’on appelle la pleine mer. Les Valériens, un peu inquiets, viennent voir si l’eau ne franchit pas les quais ; jusqu’à présent, les calculs sont corrects, mais de justesse ; c’est l’affaire de quelques centimètres !

L’étal dure quelques minutes - un quart d’heure ? - et puis cela redescend, lentement d’abord, de plus en plus vite ensuite…

 

La courbe sinusoïdale de la marée qui, comme on le sait, est influencée par la lune, se vérifie deux fois par jour. Celle de la lumière du soleil, deux fois par an… Je n’ai pas vérifié si la distance de la terre à la lune est 365 fois moins élevée que celle de la  terre au soleil ? Tout cela est complexe : il y a les grandes marées et les marées de chaque jour et la sinusoïde s’observe aussi dans le rythme qui change entre les marées…

 

Revenons à la lumière.

L’ombre – il n’y en a pas ce lundi 13 décembre - du stylet du cadran solaire dessiné durant la première année de la pandémie, en 2020, a atteint la ligne de son minimum.

Dans les Alpes du Sud, le Queyras, l’Ubaye que j’avais pris l’habitude de parcourir chaque année, avant la pandémie, il y a partout des cadrans solaires.

 

Ces cadrans sont beaux. Ils sont ornés d’une phrase, une sorte de devise qui évoque surtout le thème du passage.

Une devise m’avait frappée : « Vous qui passez, souvenez-vous en passant que tout passe comme je passe ». Elle est à Villard Saint Pancrace sur la maison Fine (1773).

Je n’ai pas encore choisi la phrase que j’écrirais sur mon cadran. « Je passe pour revenir » conviendrait bien à l’auteur de la lumière, le soleil bien sûr.

 

Pour revenir à la courbe dont il vient d’être question, elle me fait penser au sinus dans lequel on nous introduit l’écouvillon… - on nous annonce ce matin que les infections dues au Covid connaissent depuis quelques jours une forte diminution.

S’agirait-il de l’évolution dont il vient d’être question : il y a un ralentissement, après les accélérations de novembre et les codeco en cascade.

Puisse la courbe du Covid être l’inverse de celle de la lumière…

 

Aujourd’hui, la sainte Lucie

 

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J
Merci pour cette sinusoïde. Et ce souvenir des beaux cadrans solaires du Queyras!
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