Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Le syndrome de la Cabane…et de la Baleine.

« Avec la perspective de plus en plus concrète d'un retour à la vie normale, si elle réjouit la plupart d’entre nous, cela peut aussi être vécu comme une source d’anxiété. Avec le confinement, certains ont en effet développé une phobie sociale. L'idée de revoir du monde les terrifie, eux qui se sont enfermés dans un isolement qu’on appelle parfois le syndrome de la cabane. » (rtbf.be 8-6-21)

 

Le 5 avril 2020, j’écrivais dans un Billet que j’avais intitulé Les bienfaits du confinement  : « …nous dormons mieux. L’autoroute auprès de laquelle nous habitons ne se réveille plus en fin de nuit. Il n’y a presque plus d’avions qui nous survolent... Le matin, les oiseaux se remettent à chanter ; heureusement, c’est aussi le printemps et sans doute se rendent-ils compte qu’il y a du changement. » Bref, le sentiment d’un nouveau bien-être, le plaisir de vivre dans un cocon.

 

Le syndrome de la cabane est considéré comme un traumatisme par des psychologues.

Mais il semble difficile d’établir une frontière claire entre une attitude qui est devenue irraisonnée, non maitrisable pour certains, et le confort que d’autres ont pu ressentir, tout au moins dans un environnement qui le permet.

 

Certains ont en effet subi des effets plus lourds de cette pandémie, soit eux-mêmes, soit tel ou telle proche qui n’en est jamais (vraiment) sorti. En cela, il apparaît que l’incertitude nous a marqué et restera présente. Le retour à une vie normale reste douteux.

 

Mais pourquoi cette image de la cabane ?

 

Wikipedia rappelle qu’elle fut utilisée après le premier confinement de 2020 en France et, semble-t-il, plus encore en Espagne : « Cette situation émotionnelle est pour la première fois décrite en 1900. À cette époque, beaucoup de chasseurs ou de chercheurs d'or aux Etats-Unis, confinés pendant des mois dans des cabanes pouvaient ressentir cette angoisse à l'idée de ressortir. »

 

Mais chez nous depuis quelques années, une certaine tendance en faveur d’habitats de petites taille, se développe : les Tiny House, les Yourtes…

La Tiny House a ceci de particulier qu’en principe il s’agit d’une Maison en Bois Transportable ; elle exprimerait  selon Tiny-House.be, une nouvelle manière de vivre.

Les Yourtes, de forme ciruclaire, permettraient d’associer ‘wellness, insolite, charme et confort’.

La tendance au replis, à une vie plus calme… s’est manifestée, indépendamment de la pandémie.

 

La chanson de Line Renaut  Ma cabane au Canada exprimait déjà en 1948 une vision idylique :
« C'est le seul bonheur pour moi
/ Ma cabane au Canada / J'y reviendrai avec toi /Nous rallumerons le feu tous les deux / Nous n'aurons pas de voisins…/ Ce sera le paradis… ».

 

Voici quelques jours (Radio 1ère RTBF 10/6), il a été aussi annoncé qu’un club  privé nommé… La Cabane situé à Watermael, va rouvrir ses portes… Le déconfinement permet ici le retour à la Cabane…

 

Mais n’arrêtons pas là la question.

Si la cabane est un lieu de réconfort, il semble évident qu’elle renvoit à notre réconfort initial, avant le premier déconfinement que nous avons connu !

 

L’histoire de Jonas et de la Baleine me vient ainsi à l’esprit via un fait divers qui s’est produit le 12 juin dernier (RTBF).

 

Une histoire ‘à la Pinocchio’ car elle est à peine croyable.

Jacqueline me l’a rappelée car nous avions fait de ce personnage le thème d’un atelier d’écriture/dessin avec Cécile.

 

On pourrait en effet la prendre pour un canular si elle n'était jugée crédible par des spécialistes des baleines : un pêcheur du Massachusetts a été "avalé" vendredi brièvement par une baleine à bosse, avant d'être rejeté dans l'océan, vivant.

"Salut tout le monde, je veux juste clarifier ce qui m'est arrivé aujourd'hui. Je plongeais pour chercher des homards quand une baleine à bosse a essayé de me manger. J'étais dans sa bouche fermée pendant 30 à 40 secondes, avant qu'elle remonte à la surface et me recrache. J'ai des bleus partout, mais aucun os cassé. Je remercie les sauveteurs de Provincetown pour leurs soins et leur aide", a-t-il écrit, après avoir été brièvement hospitalisé.

Il se trouve que Michael Packard a au moins un témoin, jugé digne de foi : Josiah Mayo l'accompagnait dans cette pêche et a raconté au Cape Cod Times l'avoir vu éjecté par la baleine, et avoir appelé les sauveteurs à l'aide.

C’est donc en quelque sorte un remake de la légende de Jonas.

Selon la Bible via Wikipedia : « Dieu envoie Jonas à Ninive, capitale de l’empire assyrien. Jonas désobéit à Dieu et se rend à Jaffa pour prendre la fuite sur un bateau en direction de Tarsis. Durant le voyage, le bateau sur lequel se trouve Jonas essuie une tempête due à la colère divine consécutive à sa désobéissance. Les marins décident alors de tirer au sort pour connaître le responsable de ce malheur. Le sort désigne Jonas. Ils le prennent, le jettent par-dessus bord, et à l’instant même, la mer s’apaise. Il est recueilli dans le ventre d’un grand poisson (souvent désigné à tort comme une baleine) durant trois jours et trois nuits. Le « gros poisson » le recrache ensuite sur le rivage. De là, Jonas gagne Ninive et y remplit sa mission, en annonçant puis en attendant la destruction prophétisée ».

Je vous passe l’interprétation religieuse de ce récit : Jonas préfigure le séjour du Christ avant sa résurrection ; c’est aussi pourquoi ce dernier est aussi appelé Icthus (poisson en grec).

Le confinement nous a été imposé pour nous protéger du fameux virus, sorte de mensonge, ou erreur de la nature, dont on se protège dans une yourte, une baleine, un cloître…

 

La sortie fait peur à certains et pourtant d’autres l’espérent tellement…

 

Le syndrome de la Cabane…et de la Baleine.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article