Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

La forêt pour la détente ; la clôture pour la performance.

Marcher est le sport le plus naturel, paraît-il ! J’en suis convaincu pour le pratiquer régulièrement en plaine ou en montagne…

 

Vendredi dernier, j’ai emmené quelques ami.e.s parcourir un bois proche. J’avais, voici quelques années eu l’occasion de participer à une visite guidée de ce site à cette époque-ci de l’année, celle de l’Eveil du Printemps.

 

Ce bois n’est pas très grand  mais on peut facilement s’y perdre. On y monte et on y descend : cinquante mètres de dénivelé environ. En deux heures de ‘balade’, on les cumule facilement à la montée et à la descente.

 

La nature y est luxuriante. Pas évident de porter au loin le regard. On y est vite désorienté.

L’eau du plateau qui l’environne dégouline de nombreuses sources. Comme toujours au début des rivières, la pente du ru, bien qu’il s’agisse ici du Blanc Ri qui parcourt le centre du site, est très forte. Le terrain y est plutôt sablonneux et s’est donc laissé creuser facilement.

 

Ce bois dominé  par la hêtraie, complétée d’aulnaies (selon Biodiversitéen.wallonie.be) abrite une faune assez fournie y compris d’espèces rares tels des pics, un martin pêcheur très coloré, faune qui n’a donc pas de peine à se nourrir.

C’est un lieu d’expérimentation de l’Université voisine, pour la gestion de la nature, pour donner la priorité à la flore, à la faune. Il ne s’agit pas d’un parc d’attraction mais d’un lieu qui favorise la vie. Le bois est source de vie et d’équilibre naturel selon le point de vue du Forestier qui le gère.

 

Il n’y a que quelques rares poteaux d’orientation, ou plutôt quelques enseignes schématisant les principaux chemins, à leurs croisements, écritaux discrets et imagés présentant les arbres, les étangs et les animaux y vivent et la représentation de leurs traces.

 

C’était le concert des grenouilles ou des foulques, concert propre à cette saison. Nous avons perçu que notre présence, discrète bien sûr, incitait ces animaux à faire entendre leurs ‘chants’. Ma compagne musicienne a pu enregistrer ce concert, naturaliste selon un de nos neveux.

 

Les mares, les étangs et les rus sont, si l’on peut dire, gérés par des castors ainsi que nous l’avait expliqué le Forestier. Et nous avons constaté effectivement que telle passerelle sur laquelle nous étions passés voici quelques mois, était maintenant immergée en raison d’un nouveau barrage, et remplacée par une autre qui la superpose.  

Quelques passionnés attendaient que se montre le castor mais l’heure était sans doute déjà trop tardive.

 

Nous avons voulu sortir de ce bois, ce qui supposait un sérieux dénivelé.

Tentant le parcours qui nous semblait le plus direct pour retrouver nos voitures, nous avons pris le risque de nous introduire sur les terrains du nouveau Centre sportif de haut niveau par un interstice de sa haute clôture.

Nous avons contourné une piste de course impeccable, un grand bâtiment neuf, tout cela vide en raison bien sûr de la pandémie ; nous nous sommes retrouvés dans la partie ancienne de ce centre, déserte elle aussi à part la présence de quelques membres du personnel technique. L’un d’eux n’a pas manqué d’ailleurs de nous demander de mettre nos masques… et puis, enfin, nous avons réussi à retrouver l’air libre, un peu par hasard.

La compétition et l’athlétisme, l’activité principale de ce nouveau Centre, semblent ne devoir fonctionner que dans des lieux confinés en contraste avec la pleine nature du Bois voisin.

 

Marcher, le sport le plus naturel, a ceci de fondamental : il faut savoir doser et calculer son effort. Quelles seront les difficultés, dont les dénivelés, de l’étape choisie et donc sa durée si l’on se lance dans une randonnée.

Randonner, c’est aussi mettre un pied devant l’autre, respirer régulièrement. On se souviendra aussi qu’en latin, le même mot spiritus désigne le souffle et l’esprit.

Etre essoufflé rend impossible la randonnée.

Quelques sportifs échappés du Centre nous dépassaient généralement tout essoufflés ! Il n’est d’ailleurs pas rare non plus que de jeunes passionnés de trails s’abîment les genoux. Et doivent en conséquence renoncer à la randonnée.

On attribue à Confucius la phrase suivante : « Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la  montagne, alors qu’il réside dans la façon de la gravir ».

 

La forêt pour la détente ; la clôture pour la performance.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
J'ai adoré cette immersion du dimanche, dans ce même bois. Impression que mes oreilles et mes yeux se sont démultipliés...Goûté profondément les odeurs et les chants de la forêt. Senti sur mon visage le soleil et les quelques gouttes de pluie qui jouaient à cache-cache. Rythme de marche calme et apaisant.
Répondre
A
C'est un art, une ouverture au monde de l'autre que tu nous décris. Merci à toi et à Confucius.
Répondre
F
Merci Jean pour ce texte, relatant ce que nous avons fait, pensé, photographié samedi dernier dans ce site magnifique!! La marche  permet aussi aux amis d'approfondir leur relation car en marchant on peut parler, rire... c'était nous au Bois de Lauzelle!!  
Répondre