Fin avril, il y a du soleil.
Depuis quelques semaines, l’impatience devient manifeste par rapport à ce confinement qui n’en finit pas.
Il y avait déjà eu, durant les beaux jours de la semaine ante-vacances de Pâques, de la cohue dans les trains vers la mer. Heureusement, la météo maussade des deux semaines de vacances officielles, a atténué le besoin de faire un saut sur les plages.
La même météo prévue pour la première semaine de mai – en mai fais ce qu’il te plaît – a sans doute donné l’occasion aux restaurateurs, brasseries, de Liège particulièrement, de baisser pavillon par rapport à leur volonté d’outrepasser la date officielle de réouverture.
Il faudra patienter encore un peu, plus qu’espéré bien sûr.
Mais on a de la difficulté à comprendre pourquoi les théâtres ne peuvent rouvrir alors qu’ils semblaient avoir déjà pris toutes les dispositions de prudence avant leur fermeture en automne.
Si les musées ont pu rouvrir, pourquoi ne pas y faire de théâtre ? Il y aurait de belles expériences devant nombre d’œuvres d’art y présentées… par exemple les rats de Degas…
Mais les coiffeurs peuvent rouvrir dès ce lundi. Figaro peut exercer son métier alimentaire mais malheureusement pas son métier de ténor qui l’a rendu si célèbre. Attention, peut-être y aura-t-il des coiffeurs Figaro ? Sans doute, en Italie, - clin d’œil à mon ami Christian - ce serait plus facile d’en trouver…
Les salons sont ouverts, chantons- y !
Voici un an d’ici, le masque était une nouveauté qui a fait couler beaucoup d’encre, beaucoup de scepticisme.
On s’y est maintenant habitué.
N’empêche qu’il n’est pas rare de ne pas reconnaître quelqu’un. On le regrette ou cela nous arrange bien…
Rien apparemment n’est résolu pour les sourds muets qui lisent sur les lèvres de leurs interlocuteurs. Sans parler des élèves qui doivent rester masqués et assis durant des heures.
Une expo sur les masques Abelam (peuple de Papouasie) a cours pour le moment au musée du masque à Binche.
Hier soir, un débat était retransmis à la radio à ce sujet.
La signification du masque diffère chez les Abelam selon la manière dont on le tient et dont on le regarde : à l’endroit, à l’envers… un seul et même masque peut jouer plusieurs rôles…
Bref, le masque nous conduit à voir autrement. Petit à petit nous le découvrons… Le masque nous apprend à voir selon le titre que je donne à l’atelier de dessin que j’anime.
Il fait beau, on a besoin de sortir. Les fleurs explosent.
On a eu les jonquilles, c’est déjà fini ; les narcisses sont sur la fin.
On a maintenant les tulipes ; avec elles, les couleurs commencent à se multiplier.
Et il y a aussi l’ail des ours pour aiguiser notre goût et nous redonner quelques vitamines en allant les récolter.
Mais surtout les jacinthes se sont ouvertes. Cette année, elles semblent particulièrement attirer du monde, surtout au bois de Hal, à la frontière linguistique… A tel point que la commune a décidé d’interdire le stationnement des voitures… Allons-y à vélo et pourquoi pas à pied ?
Et dans notre beau BW, il y a d’autres lieux mais dont on ne parlera pas trop…
Attention toutefois, le mauve, couleur des jacinthes, est aussi celle qu’a choisi la liturgie chrétienne pour célébrer la mort... qui depuis un peu plus d’un an, est de circonstance…
Mais l’auteur Marc Assayag, explique que, selon les Abelam, Les étoiles sont des yeux …de ceux qui nous ont quittés !