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Marcher, marcher...

De nouveau – ce fut déjà le cas l’an dernier Là c’est moi– l’opération Cap 48 me donne l’occasion de marcher : relever un défi de 100 kms… en trois semaines.

 

Cette année, la météo n’aide pas mais il ne me reste plus, ce jeudi, que 4 kms à ‘faire’, donc c’est gagné et il reste 11 jours et 8 heures avant la fin de l’opération.

 

Amusant de lire les avis qui me parviennent : surtout bon courage, félicitations.

Mais je m’en voudrais d’en faire un défi. Pourquoi ‘à mon âge’ marcherais-je pour chercher à faire un effort… ?

 

J’ai pris deux bâtons parce que cela équilibre le poids, quoique peu élevé, de mon corps. Mais je me refuse au rythme de la marche nordique. Je me refuse au défi. Une amie m’a d’ailleurs dit que la balancement des épaules n’est pas adéquat pour l’équilibre du corps… avis aux anatomistes ?

Surtout je me refuse à m’essouffler ! Si le sentier monte, j’adapte le rythme. Le compteur que j’ai téléchargé mesure le nombre de mes pas et les traduit, selon le cas, en escaliers ; c’est assez amusant car il est rare que j’en ai gravis.

La montée, je la sens. L’autre jour, marchant avec deux amies, je sentais que le ravel sur lequel nous étions montait à la manière de ce que l’on appelle un faux plat. L’une d’elles refusait d’y croire. La preuve en fut donnée autour d’un verre, en fin de journée, en consultant la carte IGN. La pente était de 2%, soit le maximum que pouvait tolérer une voie ferrée, sans doute avec locomotive à vapeur…

 

Le parcours sur sentier est ma préférence.

A distance égale, c’est beaucoup moins fatiguant par comparaison à l’asphalte. Les pieds sont massés par les accidents du sol.

 

Ainsi je me refuse à envisager les 100 kms comme un marathon. Ce dernier est d’ailleurs une course de 42 kms.

C’est la randonnée que je choisis et qui ira sans doute bien au-delà des 100 kms de Cap48. Randonner c’est marcher dans la durée.

 

Marcher dans la durée, ce n’est pas non plus s’interrompre souvent. Si l’on veut tout de même faire tant de kilomètres, cela ne peut être le rythme d’une promenade menée par un guide nature, ni le rythme de la visite d’un musée. En général d’ailleurs cette dernière s’avère plus fatigante que la randonnée.

 

La nature reste cependant un musée, vivant. Le rythme est simplement différent ! On voit les choses petit à petit. On croit voir au loin l’arrivée d’une route, ce qui doit être le cas, mais il s’agit seulement d’une clairière… encore un peu de patience avant de traverser la route.

Le village que l’on aperçoit et que l’on devra atteindre, semble proche puisqu’on le voit, mais patience le chemin n’y mène pas directement ; il fait un détour vers une chapelle ; il fait un détour pour vous éviter justement de suivre une route ; il préfère longer la rivière sous les frondaisons par un parcours en surplomb de celle-ci plutôt que par le ravel qui la longe.

 

Le rythme de la marche permet aussi la rencontre. A chaque fois, cela me frappe, à la différence d’ailleurs du vélo…

Une fermière prépare ses colis de viande dans la grange que je longe ; un agriculteur trie ses pommes de terre.

A propos d’agriculteurs, je dois faire attention à celui qui conduit un gros tracteur plein de foin, qui prend toute la largeur du chemin… qui fait ce travail tout seul, et qui me croise sans faire de signe…

Je peux demander mon chemin à deux passantes à l’entrée du village mais elles ne connaissent pas la rue où habite l’ami chez qui je vais loger. Il faut alors recourir au GPS pour la trouver. Les villages sont plus étendus que l’on ne croit…

 

Il me semble plus facile de trouver mon chemin dans la campagne ou dans les forêts : les balises des GR, deux petits traits rouges et blancs, sont généralement bien présents. Il faut toutefois faire attention aux changements de direction surtout lorsque le GR s’échappe par une sente secrète dans la forêt.

 

Et tel ou tel groupe de marcheurs, j’en ai heureusement croisés peu en raison de la météo, s’annonçaient de loin par le bruit des voix, me croisaient sans prêter attention, ni semble-t-il à la nature qui les entouraient…

 

Le rythme de la marche permet de se poser en tel ou tel lieu tranquille : au soleil protégé de vent à l’arrière d’une magnifique chapelle, celle d’Yvoy. La plaquette y apposée vante l’ancienneté de ce lieu de culte qui serait antérieur à l’ère chrétienne. L’intérieur, selon une amie qui la connaît bien, est ornée de fresques ; il faudra donc que j’y revienne et trouve le moyen de me procurer la clé… Un peu plus loin, dans un des plus beaux villages de notre région, il y a cette  grotte où qu’on le veuille ou pas, le personnage principal est un diable, bien sûr combattu par saint Michel …

 

Je m’aperçois aussi que Yvoy évoque à nouveau la question de voir. Sans trop le vouloir, je retrouve partout cette question qui sera évidemment le thème de mon prochain atelier de dessin.

 

Et  voici la référence à mon parcours pour Cap48 : https://agir.cap48.be/projects/continuer-a-marcher-fr  

 

 

Marcher, marcher...

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J
Le courage, c'est de marcher plié sous les bourrasques, sentant un filet d'eau s'insinuer dans le cou et percer les vêtements. Marcher, toujours, malgré les pieds mouillés.  Il reste le bonheur de trouver un gîte à l'étape, d'y reçu par des hôtes bienveillants. Et se réchauffer, autant à leur feu qui crépite dans l'âtre qu'à la chaleur de leur accueil.
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J
Voilà un bel hymne à la randonnée! Comment y résister?
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J
quel plaisir te donne la marche... on le ressent !
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